Le Kochary est l'un des plats traditionnels les plus populaires en Egypte. La raison en est simple : un plat savoureux, simple à confectionner et surtout ne crée aucun problème au niveau du budget familial. Mais le Kochary est plus qu'un plat... c'est toute une ambiance, tant par les décors des restaurants qui le présentent que par les gastronomes.
Les Egyptiens sont très fiers de leur cuisine. Au temps des pharaons, elle était constituée de produits présents dans le pays, mais aussi de quelques ingrédients introduits à la faveur de l'intégration de l'Egypte dans des espaces plus grands.
L'Egypte se connaît par son histoire longue et diversifiée, aussi bien que par sa culture enrichie par tant d'éléments, dont la cuisine égyptienne. Donc, pour apprendre un peu de la culture égyptienne, apprenez l'histoire de quelques-uns de ses plats fameux, et à leur tête le Kochary.
La cuisine égyptienne est à la croisée de différentes influences méditerranéennes et aussi mondiales. Il faut tout d'abord savoir que le repas est une question très importante pour les Egyptiens. C'est surtout une ambiance et un moment convivial et de partage. L'hospitalité et la générosité des Egyptiens se voient clairement par les repas qu'ils offrent à l'étranger qui les visitent et le boisson d'accueil.
Ainsi, un voyage en Egypte s'apprécie-t-il, tant par les visites aux différents sites historiques que par la découverte des traditions culinaires ancestrales. Un mélange alors, d'épices et de saveurs qui reflète la diversité culturelle héritée de son Histoire.
Que trouve-t-on donc sur les tables des Egyptiens ? La réponse : un peu de tout ! Mais un des plats essentiels qu'on considère comme une spécialité égyptienne : le Kochary. En plus du "foul" qui est une spécialité dont raffolent les Egyptiens, le Kochary - qu'on trouve presque à tous les coins de rue - est à goûter absolument.
A base de riz, de lentilles, de macaroni, d'oignons frits et de sauce tomate avec de nombreuses épices, de piment et d'ail, le Kochary est comme souligné, plus qu'un plat.
Abordons le sujet alors d'un autre point de vue. Souvent, les villes égyptiennes sont connues pour des métiers spéciaux. Damiette, par exemple, est connue pour la fabrication de meubles, tandis que Charkiya est fameuse pour la fabrication de papyrus, quant à "Saqiyet abou Chaara" à Menoufiya, elle est classée 2ème au niveau du monde pour ses tapisseries. "Kafr Manchia" à Gharbiya est célèbre pour la fabrication d'arabesque... "Choubra baloula" produit le jasmin et le village d'Al-Abadélah à Qalioubiya est connu pour les ouvriers travaillant dans la préparation du Kochary. Employés ou propriétaires de restaurants de Kochary, les habitants d'Al-Abadélah ont plusieurs noms de famille fameux dans ce métier.
Plus de 90% des habitants du village de "Toukh" travaillent comme souligné dans la préparation du Kochary. Peu sont ceux qui travaillent dans d'autres métiers publics ou privés. Chacun de ceux qui travaillent dans le métier de Kochary, apportent leur touche spéciale qui les distingue, les uns des autres, au point de connaître "Al-Abadélah", comme village du Kochary. Les habitants de ce village possèdent plus de 150 restaurants dans le pays, répandus dans plusieurs villes, dont notamment Le Caire, Alexandrie, Louxor, Assouan, Mansoura, Banha et Damanhour.
Atteya Atef, un habitant d'Al-Abadélah, souligne qu'il travaille dans la préparation du Kochary, depuis qu'il avait 11 ans, et continue toujours à pratiquer ce métier. Il avoue avoir progressé dans ce métier, à commencer depuis qu'il lavait la vaisselle, jusqu'à devenir à présent un sous-chef cuisinier. "C'est un métier héréditaire que nous avons hérité de père en fils. Je travaille dans un restaurant de Kochary à Alexandrie. J'y travaille pour deux semaines, puis je rentre au village, pour un congé de trois jours et ainsi de suite", révèle-t-il.
Hadj Mohamed Saleh, toujours originaire d'Al-Abadélah, indique qu'il est propriétaire d'un restaurant de Kochary à Mansoura. "C'est un métier que nous pratiquons depuis le bel âge et il est très répandu parmi les jeunes de notre village. C'est un travail rénumérateur", lâche-t-il. Hadj Saleh explique que le métier a été rapidement répandu dans tout le village et plusieurs y excellent. Les habitants d'Al-Abadélah sont donc par excellence “numéro un” dans la préparation du Kochary.
Bizarre constat raconté par Ahmed El-Dib, un habitant d'Al-Abadélah : "Bien que notre ville soit fameuse pour ses jeunes qui travaillent ou possèdent des restaurants de Kochary, il n'y a aucun restaurant qui vend ce plat à Al-Abadélah!"
Une autre bizarrerie que racontent ceux qui travaillent dans le métier, est le fait qu’au Petit Baïram, les Egyptiens viennent nombreux manger du Kochary. "C'est devenu une tradition. Point de fête sans le Kochary, car tout au long du mois de Ramadan, les Egyptiens ne mangent pas de Kochary à cause des épices qu'il contient, ce qui leur donne toujours la sensation du soif lors des heures du jeûne", révèle Mohamed Al-Cheikh, un propriétaire de restaurant de Kochary au Caire. Mohamed raconte que son restaurant subit actuellement un total réaménagement et changement de décor pour le rendre plus moderne et attractif pour les visiteurs. "Les décors dans les restaurants de Kochary sont simples et traditionnels. On le sert dans des plats en aluminium. Mais compte tenu du fait que des touristes viennent spécialement déguster ce plat traditionnel, il faut alors leur présenter le Kochary différemment et leur donner une ambiance spéciale qui embrasse à la fois le traditionnel et le modernisme", explique-t-il.
Que trouvait-on dans les cuisines des Egyptiens à l'époque pharaonique ?
Que ce soit dans les textes gravés sur les parois des temples et des tombeaux ou sous forme de restes d’offrande matérielle, les Egyptiens de l'Antiquité ont laissé de nombreux témoignages de leur mode d'alimentation.
L’art funéraire, retraçant la vie quotidienne les résume ; on n’y trouve pas à proprement parler de recettes de cuisine mais des informations sur les pratiques alimentaires. Les ouchebtis, statuettes en calcaire ou en bois, représentent des serviteurs au travail préparant le pain, écrasant des céréales, brassant la bière, rôtissant des volailles et abattant des bœufs.
Les aliments étaient le pain et la bière (heneqet) fabriqués à partir de l’orge et de l’amidonnier. On a retrouvé près d’une vingtaine de sortes de pain de formes et de compositions diverses.Une grande partie de la population de l'Egypte antique était réputée non seulement pour sa vénération pour les animaux sacrés (zoolâtrie), associés aux divinités, mais aussi pour son « végétarisme ».
Les fruits, plutôt rares, sont réservés aux élites, tout comme certaines viandes : l’Egypte antique ne connaît les agrumes qu’à l’époque romaine ; les principaux fruits consommés sont les dattes. Enfin, le miel, produit dans des ruches de terre, entrait dans la composition des desserts et de nombreux remèdes. Les pâtisseries, souvent thérapeutiques, étaient très sucrées, à base de dattes, de miel ou de raisins secs.
Le régime alimentaire égyptien était complété par du poisson, de la viande (ordinairement mouton, volaille et bœuf pour les grandes occasions). La viande et le poisson étaient le plus souvent grillés ou conservés dans des saumures, séchés voire confits. Le poisson le plus prisé était le mulet, ou muge, poisson de mer remontant le Nil.
(source Wikipédia)
Top des plats traditionnels égyptiens
- La Mloukhiya. (Elleest faite à partir des feuilles de jute et de plantes Corchorus qui poussent en Afrique de l’Est et du Nord. En Egypte, la Mloukhiya est préparée en hachant les feuilles avec de l’ail et de la coriandre et en cuisant le tout dans un stock d’animaux tels que le poulet, le boeuf ou le lapin).
- Les pigeons farcis. (le Hamam Mahshi c’est vraiment un délice de plat car les pigeons fondent littéralement sous la dent et libèrent des arômes d’épices étonnants. Ils sont confectionnés à base de pigeons et de riz épicé).
- La Fatta. (Considéré comme un plat de Nubie, la Fatta est habituellement préparée pour les fêtes comme la première naissance d’une femme et les deux fêtes chrétiennes et musulmanes. Elle se compose de couches de riz et de pain frit, couverts dans une soupe à la viande d’ail et de vinaigre).
- Le Kochary. (Considéré comme le plat national égyptien, il se compose de pâtes et de sauce tomate, entre autres éléments, y compris le riz, les lentilles, les oignons caramélisés, de l’ail et des pois chiches).
- Le Foul et les Falafels. (L’un des aliments de base communs en Egypte, il est constitué de fèves et servi avec de l’huile, de l’ail et du jus de citron. Les fouls peuvent avoir des racines pharaoniques et ils ont été trouvés dans la douzième dynastie. Le mot « medammis » est le terme copte pour « enterrer », qui se réfère à la façon dont il était initialement cuit: dans un pot enterré dans le charbon chaud ou du sable).